3,00×10⁸ m.s-1 La vitesse de la lumière
9,461 milliards de km = une année-lumière / la distance parcourue par la lumière en une année
J'ai tenté par mille moyens d'évaluer la grandeur de l'univers, de la comprendre. J'ai observé,
comparé, tenté de visualiser, mais rien n'y fait. L'univers est trop grand et moi trop petit. Je suis
un grain de sable au milieu de l'immensité. Il m'est impossible d'assimiler le gigantisme de ce
qui nous entoure. 3x10^8 mètre par seconde. Rien ne surpasse la vitesse de la lumière. Et
pourtant, elle-même met 46,508 milliards d'années pour parcourir l'univers observable de bout
en bout. J'ai le vertige d'imaginer tout ça, sans compter qu'il y a peut-être des choses encore
au-delà, plus loin encore que ce qu'on sait, mais qu'on ne comprend qu'à peine. Surtout moi, je
suis ignorant de tout. À peine passionné, pas assez curieux pour tout apprendre. Alors ce texte
n'est pas une analyse, juste des pensées hasardeuses sur le Grand Vide qui nous surplombe
ou plutôt nous entoure, nous constitue et constitue toutes choses. Je pense à l'espace
lacunaire, le rien, le manque et l'absence. Ce qui ne se voit pas, qu'on n'imagine pas, qu'on
refuse d'imaginer.
Pour ma part, je ne crois en rien, trop faiNéant pour penser à l'existence d'un Être qui dépasse
l'entendement. Rien que le Chaos puis l'Ordre, puis à nouveau le Chaos infiniment. Parfois,
dans l'espace d'un instant, Rien.
(surtout rien)
Et puis, nous.
À qui il est donné la possibilité de penser à ce rien. Mais pas la possibilité d'en évaluer la
quantité. Trop immense, pour se réduire à une pensée et à peine résumé dans un mot. À
l’incompréhension, se joint la confusion et la peur. La dualité entre le trop de l’Univers et le pas
assez de nos esprits, source intarissable de l’horreur et du vertige cosmique.
Qu'y a-t-il là-bas ?
Qu’y a-t-il avant ? Et après ?
Qu’y a-t-il en dehors de moi ?